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Les étudiantes de la Faculté des Sciences Infirmières de Port-au-Prince (FSIP)/ENIP en grève

Temps de lecture : 2 minutes

Mis à jour le 24 mai 2019 à 15 h 40 min

Des étudiantes de la Faculté des Sciences Infirmières de Port-au-Prince (FSIP)/ENIP ont manifesté, ce mercredi 22 mai 2019, contre la mauvaise gestion de la Faculté et les mauvais traitements qu’elles subissent.

En grève depuis bientôt trois semaines, les étudiantes de la FSIP/ENIP ont foulé le macadam, ce mercredi, pour faire passer leurs revendications et exiger en même temps le départ des membres de la direction de la Faculté. Leurs principales revendications portent sur quatre grands points : mauvaises conditions d’apprentissage, leur reconnaissance en tant qu’entité de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), mauvaises conditions sanitaires et un manque d’équipement pour les stages internes et externes.

En effet depuis trois semaines, les cours ne se dispensent plus à la Faculté pour cause d’insalubrité. « Nou gen plis pase twa semenn depi nou pa gen dlo nan fakilte a. Nou pa ka fè bezwen nou paske kabin yo pa nan bon eta», a déclaré l’une des étudiantes sous couvert de l’anonymat.

Par ailleurs les étudiantes déplorent les conditions dans lesquelles elles reçoivent leur formation. Les ouvrages dans lesquels elles étudient sont obsolètes et ce, depuis des années. « Liv nou ap etidye yo pa resikle paske pafwa ou gen enpresyon se bagay 19yèm syèk ou ap etidye », a argué une autre étudiante qui dit vouloir que cette situation change. Ce qui leur permettrait d’être à jour et plus performantes dans leurs études.

D’un autre côté, elles demandent à ce que la loi visant à élever l’ENIP au rang de Faculté, acheminée au parlement depuis en 2013, soit votée pour qu’elle devienne une entité à part entière de l’UEH. Avant ce projet de loi, le cycle d’études des sciences infirmières était de trois ans, mais après 2013 le cycle est passé à quatre ans. Ainsi, à la fin du cycle d’études, au lieu d’obtenir un diplôme du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), elles devraient plutôt décrocher une licence du Rectorat de l’UEH. Ce qui jusqu’à présent n’est pas le cas. « Nou vle lwa a vote pou nou ka konnen stati nou ! Si nou se yon fakilte oubyen yon lekòl paske jous kounya se diplòm y ap ba nou, malgre nou fe katran etid », ont lâché quelques étudiantes.

Les locataires de la FSIP/ENIP demandent par ailleurs à ce que des équipements soient mis à leur disposition pour mieux effectuer leur stage. Être encadrées pendant le stage, tel est leur désir, car pour seize services elles disent n’avoir que quatre monitrices alors que chaque service devrait en avoir une.

Aussi, les étudiantes exigent le départ des membres actuels de la Direction de la Faculté qui, selon elles, manquent à leur devoir. Elles demandent à ce qu’une commission provisoire soit mise en place, dans le cas contraire elles maintiendront la grève jusqu’à nouvel ordre.

Michelle Archille

Campagne contre la désinformation | Stop infodémie

À propos Michelle Archille

Je suis Michelle Archille, je suis née à Port-au-Prince en 1997. Étudiante en Droit et Journaliste de formation, je me sers des mots pour dénoncer les maux du pays.
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