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Un Noël inexorable et peu catholique

Temps de lecture : 4 minutes

Mis à jour le 24 décembre 2019 à 7 h 01 min

En cette année lourdement marquée par le phénomène lock, les fêtes de fin d’année qui seront irrémédiablement boudées par la majorité, approchent inexorablement. À croire qu’elles viendront davantage creuser le fossé ayant conduit à cette révolte populaire. Dommage que nous ne soyons pas en mesure d’arrêter le temps comme Josué. Si Noël est souvent l’excuse pour les gangances de toutes sortes, la finalité – à tout du moins, la finalité catholique ou chrétienne – devrait être le partage, le pardon car un sauveur est né pour le rachat de l’humanité.

A travers cette nouvelle rubrique, Balistrad veut considérer la manière dont différentes entités appréhendent et/ou célèbrent la fête de Noël. Dans cet article, il sera question des chrétiens de confession catholique.

Retour sur le catholicisme

Étant une branche du christianisme dont le nom français est « catholicisme », le catholicisme est une religion chrétienne apparue au XVIe siècle, au Vatican, qui partage un socle de foi commun avec les autres mouvements chrétiens dont le protestantisme et le christianisme orthodoxe. C’est une religion monothéiste dont les pratiquants porte le nom de « catholique », avec des croyances surnaturelles dont les divinités et les anges. Pourtant, la principale est Dieu, un seul Dieu en trois (3 )personnes d’où l’évocation du mot « trinité », « le Père, le Fils et le Saint esprit ». C’est aussi la religion des chrétiens reconnaissant l’autorité du Pape et des évêques notamment pour l’établissement de leur doctrine, sa transmission et l’organisation de leur culte.

Si l’adjectif « catholique » renvoie aux origines mêmes du christianisme et désigne toutes les Églises dans le symbole de Nicée, l’usage du terme « catholicisme » a une histoire qui remonte au XVIe siècle pour marquer la différence avec les confessions protestantes au sein de l’Occident chrétien. C’est dans la continuité d’une tradition bimillénaire, de recherche d’unité et d’universalité qu’entend se situer, aujourd’hui, le catholicisme.

Dans le catholicisme, la vie chrétienne est marquée par les sacrements : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la réconciliation, le mariage, l’onction des malades, et, pour les diacres, les prêtres et les évêques, l’ordination. Le catholicisme peut être vécu selon divers états de vie et dans une grande diversité de courants et d’organisations qui font tous partie de l’Église Catholique.

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Noël chez les catholiques

Chez les Catholiques, avant la Noël, il faut toute une préparation qui constitue une sorte de méditation anticipée sur la venue du sauveur. Le temps de l’Avent a un double objectif : « C’est le temps de la préparation de Noël, où on célèbre la première venue du Fils de Dieu chez les hommes ; c’est aussi le temps où, à travers ce souvenir, les esprits s’orientent vers l’attente de la seconde venue du Seigneur à la fin des temps ».

La disposition de quatre cierges sur une couronne constituée de rameaux toujours verts, qui est en usage spécialement dans les pays germaniques et en Amérique du Nord est devenue le symbole de l’Avent dans les maisons des chrétiens. Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l’espoir et la paix.

La couronne de l’Avent, qui consiste à allumer successivement, d’un dimanche à l’autre, les quatre cierges, jusqu’à Noël, contribue à raviver la mémoire des différentes étapes de l’histoire du salut antérieure au Christ. Chaque dimanche de l’Avent, on en allume une de plus. Plus la fête approche, plus il y a de lumière.

La première bougie est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève ;
la deuxième est le symbole de la foi d’Abraham et des patriarches qui croient au don de la terre promise ;
la troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s’arrêtera pas. Elle témoigne de l’alliance avec Dieu ; la quatrième est le symbole de l’enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix.

Actuellement pour la messe dans les églises catholiques, pendant l’Avent, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme des étapes du salut n’est pas exprimé.

Entre le 24 et le 25 Décembre, il y a trois messes connues : la messe de la nuit célébrant le Christ engendré par le Père depuis le commencement du monde ; la messe de l’aurore célébrant le Christ comme lumière naissante ; et la messe du jour célébrant la naissance du Christ fait homme.

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D’un côté, la célébration de la Noël constitue en une célébration de la vie et de l’innocence, de l’autre les chrétiens catholiques et toute autre personne sont invités à passer cette période dans la paix, le partage, la joie, le pardon, l’harmonie et surtout dans l’amour inconditionnel.

En ces temps troublés- où le dialogue est devenu le refrain d’un dirigeant contesté et la démission, la chanson des opposants à bout de souffle- l’esprit de Noël ramènera-t-il un blanc ( il est déjà en route apparemment) capable de porter les protagonistes à la table du pardon et du partage du gâteau ? Entre-nous, serait-il catholique de pardonner à des dilapidateurs ? Serait-il aussi catholique de songer à fêter Noël en ces temps où l’on a même oublié l’Avent ? De toute façon, les 24 et 25 décembre arriveront inexorablement et par habitude, on répétera bêtement « Joyeux Noël » à l’occasion d’un Noël , en fin de compte, peu catholique .

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Balistrad se veut une nouvelle proposition, une main en plus dans ce grand atelier qu’est le redressement d’une société courbée et épuisée.
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